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vacances arrivent!
Cet été le site archéologique de la villa gallo-romaine
de Jonzac revivra au rythme des fouilleurs. Peut-être aurez-vous l'occasion
d'aller sur place...
Un questionnaire ludique, pour les jeunes, créé par les 3èmes latinistes, est disponible au départ des visites. De plus les élèves, qui ont rencontré l’archéologue responsable des fouilles, partagent ici leurs découvertes.
Par Rebecca et Flavie, 3èmes latinistes.
La villa gallo-romaine de Jonzac se situe derrière les Antilles. L’archéologue départemental, K.Robin, responsable des fouilles, est venue nous la présenter au collège et nous a ensuite amenés sur le site.

La villa est une ferme agricole qui se compose de trois parties : la pars urbana (qui était l’habitation du maître et de sa famille), la pars rustica (qui était le logement des ouvriers agricoles), et la pars fructuria (composée de bâtiments d’exploitation agricoles et de stockage). Dans la pars urbana il y avait aussi les thermes où la famille et ses invités se relaxaient. On sait aussi que sur le site de la villa se trouvait un monument funéraire. De plus, dans une autre zone on a trouvé une urne cinéraire (contenant les cendres d’une personne). On a découvert a côté de celle-ci une pointe de javelot. Les archéologues ont donc supposé que le défunt était un homme et probablement un soldat. Cela ne prouve pas que ce fût le maître de la villa. Karine Robin nous a ensuite parlé du mobilier archéologique ; C’est l’ensemble des objets trouvés lors des fouilles : la vaisselle, les lampes à huile, les urnes, les outils, les bijoux...on a trouvé aussi des restes de bétail. Dans la région nous savons que, dans les villas, les Gallo-Romains cultivaient la vigne. Mais les archéologues n’ont trouvé aucun indice de cette activité à la villa de Jonzac. En revanche les fouilles ont révélé la culture de céréales et on y a découvert un grenier donc les fouilleurs ont supposé que la villa était une exploitation céréalière. Le décor et l’artisanat venaient de loin, peut- être même de Rome et attestaient la richesse de la propriété.
2) Sur le site A 11h, l’exposé fini, nous nous sommes rendus sur le site de la villa. Elle comprend une chambre de chauffe qui réchauffait les thermes. Ceux-ci comportaient trois bains, le frigidarium (bain froid), le caldarium (bain chaud) et le tepidarium (bain tiède). On a ensuite vu le puits, profond de deux mètres et qui servait à alimenter en eau les bains. Dans la partie d’habitation, les archéologues ont découvert une pierre sur laquelle se trouve une inscription dont on ne connaît pas la signification exacte : « moriae rilla mat ». Cette inscription n’est pas complète, il manque des lettres. L’archéologue nous a aussi fait découvrir le tablinum qui pourrait être le bureau du maître, le triclium qui était une salle à manger et un dépôt de fondations.
Le site est bâché à cause du changement de temps qui pourrait nuire à la conservation des vestiges de la villa donc on ne peut pas la voir n’importe quand.
À la fin des fouilles archéologiques, la villa, ses différentes pièces et ses objets seront exposés dans le moulin de Chez Bret à une cinquantaine de mètres du site.

Conclusion
La villa, comprenant de beaux décors pouvait donc appartenir à
un riche bourgeois.